[Travel] Franchir la frontière Russe à la nuit tombée

Ces événements se sont déroulés en juillet 2019.

1) La gare de Tallinn

Tout débute à Tallinn. La localisation de la gare est assez pratique : à proximité du quartier « bobo » de Kalamaja. Il est alors très facile de profiter de ses friches et de ses jolies maisons en bois après avoir déposé son sac à la consigne à bagages de la gare. La tenancière y est d’ailleurs assez locale : froide et très efficace.

Depuis assez récemment, un train relie Tallinn à Saint-Pétersbourg. Une fois par jour à 16h30. Celui-ci n’apparaît pas sur l’affichage principal, car géré par les chemins de fer russes. Puis c’est à la voie 1 que tout se passe : vers 16h, le train vient se mettre en place.

Une vingtaine de minutes après, les portes s’ouvrent avec un contrôleur ou contrôleuse (plus probable) à chacune d’elles. Ceux-ci vérifient le numéro de passeport et la présence du visa russe avant de vous inviter à monter à bord. Une fois dedans, on peut profiter d’un petit morceau de musique classique en boucle jusqu’au départ.

Et le train se met en branle.

2) Le passage de frontière

Deux heures plus tard, le train s’arrête à la dernière gare estonienne avant la frontière. La sortie du pays se fait assez simplement : vérification des passeports et promenade d’un chien.

Cela met plus de temps côté russe, en plusieurs étapes et interlocuteurs :

  • Récupération des passeports : regard rapide de l’officière, pour vérifier que la photo n’est pas trop éloignée de la réalité. Puis elle le glisse dans sa besace à passeports.
  • Passage du chien numéro 1.
  • Passage du chien numéro 2, qu’on imagine aisément avoir une expertise différente.
  • Fouille des bagages : petite question en russe de la part de l’inspectrice des sacs en voyant dans le mien une boîte à lessive et se demandant ce que c’est, puis sourire une fois compris.
  • Restitution des passeports qui ont entre temps été vérifiés/tamponnés à l’extérieur du train.

La policière aux frontières quitte alors le wagon en indiquant d’une voie forte quelque chose en russe. Tout le monde répond en chœur « spassiba » (= “merci”). Welcome to Russia!

3) Dernières lueurs et premiers pas en Russie

A 22h, soit encore à 2h de Saint-Pétersbourg, les lueurs du jour sont encore bien présentes : là-bas, le soleil se couche à 21h30 et se lève à 4h30.

C’est l’heure de profiter d’un pique-nique à base de lavash (galettes arméniennes, très sympa en alternative sandwich, et les supermarchés de la région en ont systématiquement) acheté à Tallinn.

Peu avant minuit, le train entre en gare de Saint-Pétersbourg. L’immense gare fourmille encore de voyageurs. Il y a de toutes façons une vie la nuit au travers des trains en Russie.

C’est aussi l’occasion de découvrir le cyrillique. Même si à Saint-Petersbourg (et Moscou), il est souvent au moins traduit en équivalent alphabet latin voire en anglais, il faut un peu de temps pour retrouver son chemin, et prendre le dernier métro vers l’hostel.

Retrouvez la vidéo du trajet jusqu’à Moscou, ici :

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